Catégorie : Politique

  • Haïti 2026 : Les urnes sous le couperet des sanctions internationales

    Quand la diplomatie noire dicte l’avenir politique d’Haïti a l’approche du 30 août 2026, date retenue pour le premier tour des élections générales et présidentielle en Haïti.

    Crédit photo : Reuters | Rédaction par: Wilkins SYLVESTRE

    L’Atmosphère politique n’est pas seulement lourde de promesses de campagne ; elle est saturée par l’ombre portée des sanctions internationales. Gel des avoirs, interdictions de voyager, inscriptions sur les listes noires de l’ONU, du Canada ou des États-Unis : ces mesures de coercition économique et politique, imposées à plusieurs dizaines de figures de l’élite politique et économique haïtienne, s’invitent comme le véritable arbitre invisible des urnes.

    Alors que le pays tente de s’extirper d’une crise sécuritaire et institutionnelle aiguë pour renouveler son personnel politique, l’impact de ces sanctions redéfinit en profondeur les règles du jeu à travers trois prismes cardinaux : le droit, la dynamique politico-sociale et l’économie.

    Crédit photo : Insight Crime

    Le casse-tête de l’éligibilité et de la souveraineté

    ​Sur le plan du droit, les sanctions internationales posent un dilemme inédit au Conseil Électoral Provisoire (CEP) et aux juristes du pays.

    • ​Le vide juridique national face au droit international : La législation haïtienne, stricto sensu, consacre la présomption d’innocence. Une sanction étrangère ou une résolution de l’ONU ne constitue pas une condamnation pénale définitive par un tribunal haïtien. Pourtant, le CEP fait face à une pression monumentale : valider les candidatures de personnalités indexées pour corruption ou connivence avec les gangs, au risque de délégitimer le scrutin à l’international, ou les rejeter au risque de violer les droits civils et politiques de citoyens non encore jugés par leurs pairs.
    • L’arme de l’inculpation à retardement : Pour contourner ce flou, la justice haïtienne, sous l’impulsion des réformes de transition, s’active. Les dossiers de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) se transforment de plus en plus en instructions judiciaires formelles. Le couperet juridique ne vient donc plus seulement de Washington ou d’Ottawa, mais de la justice locale qui utilise les éléments des sanctions pour prononcer des ordonnances de renvoi correctionnel ou criminel, devenant ainsi le premier filtre de l’éligibilité.

    Reconfiguration des alliances et crise de confiance

    ​La sociologie politique haïtienne à la veille de ce scrutin d’août 2026 est profondément fragmentée par l’opprobre des listes noires.

    • ​La tectonique des partis politiques : Les sanctions ont provoqué un séisme au sein des grandes écuries traditionnelles. Des partis autrefois hégémoniques se retrouvent orphelins de leurs leaders historiques ou de leurs principaux bailleurs de fonds, interdits de séjour à l’étranger ou publiquement disqualifiés. On assiste à une reconfiguration forcée : l’émergence de figures de substitution, des « dauphins » ou des technocrates restés sous le radar, chargés de porter les bannières de structures politiques en quête de respectabilité.
    • ​Le narratif de la victimisation face à la demande de redevabilité : Dans l’arène publique, les sanctions jouent un double rôle. D’un côté, une partie de la population et de la société civile y voit une salubrité publique indispensable, un frein à l’impunité de ceux qui ont alimenté le chaos sécuritaire. De l’autre, certaines personnalités sanctionnées tentent de convertir leur disgrâce internationale en capital politique interne, brandissant le drapeau du nationalisme et criant à l’ingérence étrangère pour galvaniser une base électorale sensible au discours de la souveraineté.

    Le tarissement des sources de financement de campagne

    ​Le nerf de la guerre électorale est peut-être le domaine où l’impact des sanctions est le plus direct et le plus dévastateur.

    • ​L’asphyxie financière des campagnes : Traditionnellement, les campagnes électorales haïtiennes sont extrêmement coûteuses, largement financées par de puissants secteurs du monde des affaires ou des barons politiques aux ressources denses. Avec le gel des avoirs et le strict contrôle du système bancaire (notamment les règles de conformité liées au de-risking), les canaux de financement opaques se sont considérablement taris. Les banques locales, soucieuses de ne pas perdre leurs correspondants bancaires internationaux, appliquent une politique de tolérance zéro envers les fonds suspects.
    • ​Vers des élections « low-cost » ou l’émergence de nouveaux réseaux ? Cette déconnexion financière force les candidats à repenser leur stratégie. Si l’argent traditionnel se cache ou se fige, le risque est de voir apparaître de nouvelles formes de financement, encore plus souterraines, échappant aux radars des sanctions. Néanmoins, l’incapacité d’utiliser le système bancaire formel limite drastiquement le déploiement logistique à l’échelle nationale, nivelant, d’une certaine manière, le terrain de jeu pour les candidats moins fortunés mais non sanctionnés.

    ​Vers un scrutin de rupture ?

    ​À l’aube du 30 août 2026, les sanctions internationales ne sont plus de simples communiqués diplomatiques : elles sont le filtre à travers lequel se dessine l’Haïti de demain. En agissant comme un puissant levier d’exclusion de facto, elles forcent le renouvellement d’une classe politique à bout de souffle.

    Le succès de cette transition historique dépendra de la capacité des institutions haïtiennes à transformer ces mesures d’exception internationales en processus judiciaires et démocratiques internes, crédibles et souverains. Les urnes d’août 2026 ne choisiront pas seulement des dirigeants ; elles acteront, ou non, la rupture avec l’ère de l’impunité.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Haïti 2026 : L’urne sous hypothèque, la démocratie en otage, Voter dans la tempête

    Alors que le premier tour des élections arrive le 30 août prochain, Le rétablissement de la sécurité reste est un engagement indéfectible dans un pays englué dans une profonde crise politique et ravagé par la violence des gangs qui contrôlent presque totalement Port-au-Prince.

    Crédit photo : Web | Rédaction par: Wilkins SYLVESTRE

    l’approche des échéances électorales promises pour clore une transition qui n’a que trop duré, Haïti se trouve à la croisée des chemins, ou plutôt au bord du gouffre. Alors que les discours officiels s’évertuent à peindre les contours d’une restauration démocratique, la réalité du terrain oppose un démenti cinglant aux illusions bureaucratiques. Peut-on réellement concevoir l’exercice de la souveraineté populaire là où les balles dictent le quotidien et où l’État semble avoir capitulé ?

    Crédit photo : Reuters | Élection en Haïti

    Le mirage institutionnel face à la réalité des territoires

    ​Techniquement, la machine cherche à s’ébranler. Le Conseil électoral provisoire (CEP) multiplie les évaluations, identifiant plus de 1 300 centres de vote pour quelque six millions d’électeurs potentiels. Mais de quel électorat parle-t-on ? Celui des centaines de milliers de déplacés internes, chassés de leurs foyers par la fureur des gangs ? Ou celui des enclaves de la capitale et de l’Artibonite, où le simple geste de circuler relève de la roulette russe ?

    ​Après l’échec cuisant et la dissolution du Conseil présidentiel de transition (CPT) en février dernier, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé porte désormais seul le fardeau de l’exécutif et la promesse de mener le pays vers des élections d’ici la fin de l’année. Un pouvoir concentré, mais dramatiquement fragile, suspendu à une légitimité que seule la réussite de ce scrutin pourrait lui conférer. C’est le paradoxe haïtien : il faut des élections pour rétablir l’ordre, mais il faut de l’ordre pour tenir des élections.

    ​L’insécurité : le grand électeur de l’ombre

    Sur le front de la sécurité, le bilan demeure dantesque. Malgré les promesses de la communauté internationale et la mutation de la mission d’appui en une Force de répression des gangs (FRG) renforcée notamment par des contingents africains, le rythme de la terreur ne faiblit pas. Le passage récent du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, venu exprimer une solidarité de façade à Port-au-Prince, n’a fait que souligner l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire. Avec plus de 2 300 morts recensés par les Nations unies depuis le début de l’année 2026, la capitale vit sous le joug d’une criminalité qui contrôle encore la majorité du territoire métropolitain.

    Gangs in Haïti

    ​Dans ce paysage de désolation, la Police Nationale d’Haïti (PNH) continue de payer un tribut de sang exorbitant, abandonnée à un sort de « parent pauvre » que dénoncent amèrement les syndicats policiers. Face à des groupes armés suréquipés, nos forces de l’ordre font face à l’impossible. Dans ces conditions, ouvrir les bureaux de vote revient à dresser des cibles.

    ​Le choix de la rupture ou la perpétuation du chaos

    ​L’enjeu de ce scrutin dépasse de loin le simple renouvellement du personnel politique. Il s’agit de savoir si Haïti saura opérer une transition de rupture ou si elle se contentera de légitimer, par les urnes, l’influence de l’oligarchie et des forces obscures qui profitent de l’effondrement des institutions.

    Organiser des élections dans ce contexte de vulnérabilité extrême est un pari hautement cynique. Sans un maillage sécuritaire rigoureux et immédiat, le vote ne sera pas l’expression de la volonté générale, mais le reflet de la domination des armes. La démocratie haïtienne ne peut se nourrir de symboles et de calendriers imposés ; elle exige des garanties fondamentales. À la veille du scrutin, la question demeure entière : l’encre électorale saura-t-elle recouvrir les taches de sang qui souillent le pavé de la République ?

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Le mystère de la survie d’un miraculeux des balles, d’un journaliste engagé !

    Attaqué à son domicile le 15 mai dernier, le PDG de la RTL, Me Wilkins SYLVESTRE refuse de se taire. Même avec sa plume, il essaie de faire brisé le silence.

    Passionné de sa plume le PDG & Directeur à l’information de la RTL entrain de préparer leur bulletin d’information.

    Il a des hommes que l’ombre tente d’éteindre, mais dont la lumière refuse de faiblir. Dans un paysage où faire résonner la vérité s’apparente trop souvent à un arrêt de mort, le Président-Directeur Général de Radio Télé Lune (RTL) s’impose aujourd’hui comme le symbole vivant d’une corporation qui refuse de plier. Visé à plusieurs reprises par des attaques armées d’une violence inouïe à son propre domicile, l’homme de médias a frôlé le pire. Mais là où d’autres auraient choisi le silence de l’exil ou le repli protecteur, lui a fait le choix du micro, et de sa plume.

    Article par : la Rédaction de la RTL

    ​L’intimité violée, le courage chevillé au corps

    ​Être attaqué chez soi, dans ce sanctuaire censé abriter les siens et ses rêves, est un traumatisme que peu parviennent à surmonter. À plusieurs reprises, les détonations ont brisé le calme de sa résidence, transformant son havre de paix en un champ de bataille unilatéral. Ces assauts répétés ne visaient pas seulement l’homme ; ils cherchaient à abattre un pilier, à bâillonner une antenne engagée et à semer l’effroi.

    ​Pourtant, le sang-froid et le destin en ont décidé autrement. Survivre à de telles tentatives de mort relève du miracle, mais ce qui relève du choix héroïque, c’est la suite. Le PDG de la RTL n’a pas laissé la peur dicter sa conduite. Il a transformé l’effroi en une force tranquille, presque insolente d’audace.

    ​Le studio comme ultime tranchée

    ​Quelques jours à peine après avoir frôlé l’irréparable, c’est là où on l’attendait le moins qu’il a réapparu : à son poste de travail. Pour ce journaliste, juriste et éducateur, le studio n’est pas un simple bureau, c’est une tribune citoyenne. Abandonner aurait été une capitulation face aux forces de la terreur. Rester debout, c’est envoyer un signal clair : la vérité ne se négocie pas sous la menace.

    « On peut cribler de balles les façades d’une maison, mais on n’assassine pas une conviction. » a déclaré le journaliste senior Wilkins SYLVESTRE

    Chaque matin, chaque émission, chaque direct, chaque article devient ainsi un acte de résistance. Sa présence continue à l’antenne et à la tête de ses réseaux éducatifs et médiatiques est la preuve par l’action que la passion du métier et le devoir d’informer surpassent les calculs de survie personnelle.

    ​Un phare dans la tempête

    Au-delà de la survie physique, cette résilience force le respect de ses pairs, de ses auditeurs, de ses internautes et de ses lecteurs. Dans un contexte globalisé où la liberté de la presse est constamment prise pour cible, l’histoire du patron de Radio Télé Lune rappelle que le journalisme n’est pas qu’un métier, c’est un sacerdoce.

    ​Le PDG de la RTL continue d’écrire l’histoire de sa station, non plus seulement avec de l’encre ou des ondes, mais avec son propre courage. Les assaillants voulaient faire un exemple par la mort ; il est devenu un exemple par la vie, le travail et la dignité. La voix de Radio Télé Lune continue d’émettre, plus claire, plus forte et définitivement libre.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Tunisie : L’appel pressant du CPJ et le cri de justice de Radio Télé Lune pour Mourad Zghidi

    Face à la dérive autoritaire qui frappe de plein fouet le paysage médiatique tunisien, l’indignation internationale monte d’un cran. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a fermement réitéré son appel aux autorités tunisiennes pour la libération immédiate de Mourad Zghidi, figure emblématique du journalisme sportif et de l’analyse politique en Tunisie.

    Crédit photo : Web | Rédaction : Wilkins SYLVESTRE

    ​Cette réaction intervient dans un contexte d’extrême urgence : le 4 juin dernier, Mourad Zghidi a entamé une grève de la faim pour protester contre sa condamnation qu’il qualifie, à juste titre, d’injuste et d’arbitraire. Un acte de désespoir politique qui met aujourd’hui sa santé en péril et braque les projecteurs sur l’érosion alarmante de la liberté d’expression dans le pays.

    ​Un verdict politique sous le sceau du décret 54

    ​Condamné en mai dernier à un an de prison ferme — une peine confirmée en appel —, Mourad Zghidi paye le prix fort pour des commentaires radiophoniques et des publications sur les réseaux sociaux. Les autorités lui reprochent d’avoir enfreint le très controversé Décret-loi n° 54, un texte liberticide de plus en plus utilisé pour museler les voix dissidentes, les analystes et les professionnels des médias.

    Pour le CPJ et les organisations de défense des droits humains, le message envoyé par Tunis est clair : toute critique du pouvoir en place est désormais passible de prison. En choisissant d’infliger l’épreuve de la faim à son propre corps, Mourad Zghidi ne fait pas seulement le procès de sa propre détention ; il devient le symbole d’une profession refusant de se laisser bâillonner.

    Crédit photo : CPJ

    ​La position de Radio Télé Lune : « Les journalistes ne sont pas des cibles »

    Face à cette injustice flagrante, la solidarité internationale s’organise et dépasse les frontières. Radio Télé Lune joint sa voix au concert des indignations et exprime son soutien indéfectible au confrère tunisien.

    ​« Nous, Radio Télé Lune, exigeons des autorités tunisiennes la libération sans délai et sans condition de Mourad Zghidi. Informer n’est pas un crime. Analyser l’actualité ne saurait être assimilé à un acte de sédition. »

    ​La direction et la rédaction de Radio Télé Lune rappellent un principe fondamental et universel : #JournalistsAreNotATarget (Les journalistes ne sont pas des cibles). S’attaquer à un journaliste pour ses opinions ou ses analyses revient à poignarder la démocratie en plein cœur.

    ​L’urgence d’agir

    ​L’état de santé de Mourad Zghidi, affaibli par des jours de privation, exige une réaction diplomatique et médiatique d’envergure. La Tunisie, autrefois saluée comme le phare des transitions démocratiques dans la région, ne peut continuer à s’enfoncer dans cette trajectoire répressive sans en assumer les conséquences devant la communauté internationale.

    L’heure n’est plus aux demi-mesures. Le CPJ, Radio Télé Lune et l’ensemble des défenseurs de la liberté de la presse à travers le monde resteront mobilisés jusqu’à ce que Mourad Zghidi, et tous ses confrères injustement détenus, retrouvent la liberté et leur dignité.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Haïti : Le Pari Électoral face au Feu des Gangs de Viv Ansanm

    Alors que le calendrier électoral pointe vers les échéances cruciales du 30 août et du 6 décembre 2026, une question hante l’esprit de chaque citoyen : la démocratie peut-elle s’exprimer sous les balles ? Entre les promesses de stabilisation et la réalité brutale du terrain, l’équation haïtienne n’a jamais été aussi complexe.

    Crédit photo : WEB | Rédaction par: Wilkins SYLVESTRE

    Le processus est officiellement lancé. Depuis le 2 mars 2026, la phase d’inscription des organisations politiques a débuté. L’objectif est clair : installer un président élu le 7 février 2027. Cependant, ce chronogramme, soutenu par la communauté internationale et le Conseil Présidentiel de Transition, se heurte à une géographie de la peur. Avec près de 90 % de la capitale encore sous l’influence de coalitions armées comme « Viv Ansanm », la logistique électorale, de la distribution des cartes d’identification à l’installation des bureaux de vote relève du défi logistique et sécuritaire majeur.

    L’Ombre des Gangsters sur l’Urne

    La recrudescence de la violence, marquée encore hier par une attaque sanglante dans l’Artibonite, rappelle que le contrôle territorial est le véritable arbitre du scrutin. Comment garantir l’accès aux centres de vote dans les zones de non-droit ?
    L’Intimidation des Électeurs : Dans de nombreux quartiers, le droit de vote risque d’être subordonné à l’aval des chefs de gangs.
    La Fragilité des Gains Sécuritaires : Malgré les efforts de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et le déploiement progressif de la nouvelle Force de Répression des Gangs (FRG), les avancées restent réversibles.

    Déploiement de forces internationales

    Le déploiement complet de la force multinationale, attendu d’ici l’été 2026. Avec un effectif prévu de 5 550 soldats et policiers, cette mission a pour mandat de sécuriser les axes stratégiques et les infrastructures électorales. L’ONU, via le BINUH, insiste sur le fait que la fenêtre de tir est étroite mais réelle. Le succès dépendra de la capacité de cette force à briser les réseaux financiers des gangs avant le premier tour d’août.

    Réussir les élections de 2026 n’est pas seulement une question technique ; c’est un impératif de survie pour l’État de droit. Si le feu des gangs ne s’éteint pas, le pays risque de basculer dans un vide institutionnel permanent. Pour Radio Télé Lune, le constat est sans appel : la sécurité ne sera pas le résultat des élections, elle doit en être le préalable absolu.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Croix-des-Bouquets : Le plan de la dernière chance pour reprendre le contrôle|Lisez l’article ⤴️

    Autrefois carrefour névralgique du commerce haïtien, la commune de Croix-des-Bouquets est devenue l’épicentre d’une crise sécuritaire qui asphyxie la zone métropolitaine. Face à l’ampleur du défi, les mesures superficielles ne suffisent plus. Il est temps de passer à un plan d’urgence globale. Entre stratégie militaire, innovation technologique et choc social, voici le tracé de ce qui pourrait être l’opération de la dernière chance pour restaurer l’autorité de l’État.

    Photo: WEB / Rédaction: Sylvestre Wilkins ✍️


    Un carrefour stratégique en état d’asphyxie
    Croix-des-Bouquets n’est pas une commune comme les autres. Porte d’entrée vers la République Dominicaine via la Route Nationale #8 et verrou d’accès vers le Centre et le Nord, sa paralysie est un sabotage direct de l’économie nationale. Aujourd’hui, les marchés sont déserts, les entreprises ferment et des milliers de familles ont fui.
    « Si Port-au-Prince est le cœur d’Haïti, la Croix-des-Bouquets en est l’artère principale. Bloquer cette zone, c’est condamner le pays à l’infarctus économique, » explique Jean-Robert L., économiste spécialisé dans le commerce transfrontalier.

    1. La reconquête territoriale : Occuper pour ne plus reculer
      Pour remédier à l’insécurité dans un laps de temps réduit, l’État doit rompre avec la stratégie des « interventions éclair ».
      L’installation de bases avancées : La Police Nationale d’Haïti (PNH) doit établir des points de contrôle fortifiés et permanents.
      Sécurisation des axes de fret : Il est impératif de créer des « couloirs sécurisés » pour les marchandises.
      L’avis de l’expert : > « L’erreur du passé a été de mener des opérations de 24 heures puis de partir. Il faut une présence ‘statique et agressive’ : l’État doit dormir sur place pour que la population puisse à nouveau dormir tranquille, » analyse le Colonel (Rét.) Marc-Antoine D., consultant en sécurité urbaine.
    2. Le renseignement technologique : L’œil de l’État sur la Plaine
      Dans un environnement urbain complexe, la force brute est inefficace sans information précise.
      Surveillance aérienne : Le déploiement de drones de haute précision est une priorité pour cartographier les bases arrière des groupes armés.
      Signalement anonyme : Une plateforme de renseignement cryptée permettrait aux citoyens de briser l’omerta sans risquer leur vie.
    3. Le « Choc Social » : Couper les racines du mal
      On ne pacifie pas une zone par la seule force des armes. Pour que le changement soit durable, l’État doit occuper le terrain social.
      Emplois d’urgence (HIMO) : Lancer immédiatement des chantiers de curage et de réfection pour offrir une alternative financière aux jeunes.
      Réouverture des services publics : Le retour de la Mairie et des tribunaux envoie un message clair : l’anarchie est terminée.
      « Un fusil se remplace facilement, mais un jeune qui a un salaire et un avenir devient imperméable aux sirènes des gangs. C’est là que se gagne la vraie bataille, » souligne Marie-Rose P., travailleuse sociale dans la zone du Cul-de-Sac.
      Le courage politique au pied du mur
      La reconquête de la Croix-des-Bouquets n’est pas une option, c’est un impératif de souveraineté. L’État haïtien se trouve à la croisée des chemins : soit il démontre sa capacité à restaurer l’autorité de la loi par une stratégie intégrée, soit il accepte l’enclavement définitif de la capitale. Le temps des diagnostics est révolu, celui de l’exécution doit commencer. Car stabiliser la Croix-des-Bouquets, c’est redonner un souffle vital à toute l’économie nationale.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

    http://plan-securite-croix-des-bouquets-haiti

  • Quand Claude Joseph veut le beurre et l’argent du beurre et le PM de facto Garry Conille s’oppose | Lisez-vous l’article

    (Haïti – Politique) Bois de fer entre le PM de facto Garry Conille et Claude Joseph dans la soirée du jeudi 18 juillet 2024, lors d’une rencontre dans la résidence privée du conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles.

    Garry Conille & Claude Joseph | Crédit photo: WEB | Redaction: Sylvestre Wilkins Jr / RTL ✍️

    Alors que le PM de facto devait rencontrer jeudi soir dans la résidence privée du conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles des conseillers présidentiels et des responsables de secteurs signataires de l’accord du 3 avril pour harmoniser les relations avec la Primature, la rencontre s’est transformée en altercation verbale.

    Garry Conille et Claude Joseph ont failli en arriver aux mains, selon un témoin. « L’accord du 21 décembre était représenté par Kénol Mathieu et le conseiller Louis Gérald Gilles; Claude Joseph et le conseiller Smith Augustin représentaient le secteur EDE-RED et Compromis; Jean-Charles Moïse et le conseiller Emmanuel Vertilaire pour le secteur de Pitit Dessalines », a rapporté au Nouvelliste un des participants à cette réunion.

    Échanges de gros mots, des mots qui ne font pas honneur aux mères des deux hommes (Kolangyèt manman). Injures réciproques. Un Premier ministre en fonction et un ancien Premier ministre qui jouent à celui qui pisse le plus loin, telle est la façon dont on peut décrire l’altercation entre les deux hommes politiques aux égos surdimensionnés. « Tout est parti en vrille quand Claude Joseph a exprimé ses désaccords et frustrations mal perçus par le Premier ministre. Le ton est vite monté entre les deux hommes… », a confié au journal notre source bien impliquée dans la rencontre.

    « Sur un ton très élevé, Claude Joseph a déclaré à Garry Conille qu’il était arrivé Premier ministre à la faveur des acteurs politiques comme lui. Il lui a aussi fait savoir que son comportement pouvait lui coûter son poste de chef de gouvernement. Claude Joseph di Garry Conille‘’ m ap FOUT voye w ale’’. Des déclarations que Garry Conille n’a pas appréciées. Il a répliqué avec des mots pas gentils », selon nos sources.

    Nos contacts rapportent que le Premier ministre aurait dit à Claude Joseph que : « Si nou fout kapab, na voye moun rantre nan Primati vi n pran m, na voye vin asasinenm si nou kapab » Il a aussi dit que personne ne peut l’intimider et qu’il n’acceptera jamais de pressions venant de quiconque. »

    « Garry Conille et Claude Joseph ne sont pas arrivés aux mains. Louis Gérald Gilles s’était mis au milieu d’eux », ont rapporté nos sources.

    Cette rencontre a été sollicitée par le conseiller Louis Gérald Gilles visait à renforcer l’harmonie entre le Premier ministre et les représentants de certains secteurs signataires de l’accord du 3 avril. L’initiative a eu l’effet inverse. La rencontre s’est terminée en queue de poisson…

    Moins de vingt-heures après cette altercation verbale, la Primature a informé que le Premier ministre veut renforcer sa sécurité. « Premye Minis Garry Conille demare jounen travay li ak responsab sekirite Primati a e ak sekirite rapwoche li nan objektif pou ranfòse kapasite motivasyon epi vijilans yo nan konjonkti sa », lit-on dans cette note publiée sur la page Facebook de la Primature. Une note laconique et ambiguë.

    Quelles sont les conséquences de l’altercation entre le PM Conille et Claude Joseph alors que l’ambassadeur américain trouve déjà le CPT ‘difficile’ et ‘inconfortable’ ?

    Il est possible de prévoir les conséquences de cette querelle dans ce ménage à trois : Le PM Conille soutenu par le Core Group, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) déclaré « difficile et inconfortable « par l’Ambassadeur américain, mais qui a trop de pouvoir (portée étendue) et les Parties signataires de l’Accord du 3 Avril avec deux entrepreneurs politiques particulièrement intrigants et entraînés : Claude Joseph et Jean Charles Moïse.

    Deux événements se déroulant à plusieurs kilomètres l’un de l’autre semblent vouloir dessiner l’avenir politique immédiat d’Haïti.

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements.

  • Une du Journal de La Radio Télé Lune | LuneNewsActu

    UNE Du Journal de la «Radio Télé Lune» Pour ce Jeudi 23 Février 2023 | LuneNewsActu | LuneActuSport

    Retrouvez l’actualité Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de la Radio Télé Lune – RTL au coeur des événements.

    Sponsors:
    • CESFAH ÉCOLE DE JOURNALISME ET PROFESSIONNELLE
    ¥- Special Un Mois Gratuit | Nouvelle Session: 18 Février 2023 En Week-end et 20 Février En Semaine | Inscription En Cours | 📞 +509 4842-4114 / 4345-0092

    • JJL PRODUCTION AND GRAPHIC DESIGN: Spéciale Impression sur maillot, Tasse, Képis ect… | 📞 +509 4651-9852 / 4315-6647
    • WILYNOVA PANYE LOKAL: Spesyal Panye Lokal | +509 4086-1604

    Retrouvez l’actualité Éducatif, Politique, Sportive, Santé, Sociale, Culturelle, Économie, Religion, en Haïti et dans le Monde, sur notre site avec les reporters de partout. Nous sommes la RTL des radios et toujours au coeur des événements